Poignant manuscrit autographe signé comportant de nombreux ajouts et corrections autographes, dans lequel Duhamel se remémore les blessés guéris par ses soins pendant la Première Guerre mondiale, souvenirs publiés dans Les Vies des martyrs (Mercure de France, 1917), Civilisation (même éditeur, 1918 et prix Goncourt) ou Les Sept Dernières plaies (même éditeur, 1928). À la suite d’une radiodiffusion d’une partie de ce dernier texte, Duhamel raconte recevoir des nouvelles de ses anciens patients et le plaisir qu’il y prend. Il évoque des noms célèbres comme celui de l’artiste Pierre Falké ou du décorateur André Mare et d’autres, inconnus. Il admet avoir une fois fait l’erreur de donner le nom d’un pauvre soldat, mort au front, qui, quelques heures auparavant, affirmait ne pas haïr l’ennemi. Ce récit lui valut une lettre du père du militaire et un regret profond : « La voix d’un père désespéré. Elle disait : « Moi, moi, je hais… ». Ce cri m’a déchiré. Il me déchire toujours. » Au verso du second feuillet se trouvent quelques notes relatives à Dumésnil.
S.L., [1938]. 2 pp. 1/2.


















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