Passionnant manuscrit autographe signé de la critique du film Les Trois Masques, réalisé par André Hugon, sorti en 1929 et considéré comme le premier long métrage français parlant. Le texte, qui comporte des corrections et ajouts autographes, a paru dans la revue Le Temps, le 2 novembre 1929. Vuillermoz s’interroge sur les problèmes techniques que rencontre ce nouvel art, notamment ceux de la sonorisation et le jeu des acteurs qu’il trouve parfois encore trop influencé par le théâtre ou le film muet. Il souhaite que la France mette « la main à la pâte » pour développer un cinéma parlant français qu’il considère comme un « art balbutiant ». Il compare les caractéristiques des Trois masques avec celles du film américain parlant Broadway Melody, réalisé par Harry Beaumont et diffusé la même année. Il explique que les américains et les français rencontrent les mêmes problèmes techniques malgré une énorme différence de budget. Vuillermoz a rédigé ici ce que l’on peut considérer comme la première critique du cinéma parlant français. Lui-même est reconnu comme le pionnier de la critique cinématographique française. Document exceptionnel pour l’histoire du cinéma et de la critique cinématographique.
S.l. [novembre 1929]. In-4, 3 pp. Annotations du typographe.















